L’enfant, Nouvelle Proie des Marques de Luxe

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Depuis les années 2000, le nombre de lignes enfant explose au sein des marques de luxe dans le but d’augmenter leur profit car aujourd’hui, ce qui est petit rapporte gros.

En 1957, à la demande de Grace de Monaco, Christian Dior réalise des robes pour la Princesse Caroline qui porte dès lors quelques mini-modèles. 10 ans plus tard, la première boutique Baby Dior ouvre au 28, avenue Montaigne à Paris. Cette stratégie d’expansion de ligne permet aux marques d’élargir leur offre. L’enfant est considéré comme une clé d’accès aux bénéfices derrière le parfum et l’accessoire de mode. Après le précurseur Baby Dior suivent Gucci Baby, Burberry Kids en 2000, Dolce Gabbana Junior en 2001, Armani Junior, Chloé… Le phénomène s’amplifie encore en 2009 avec la collection enfant de Jean-Paul Gaultier ainsi que Boss Enfant, Little Marc Jacobs et enfin Lanvin qui renoue avec l’histoire des débuts de la marque.

 Selon Global Industry Analysts, le marché mondial du prêt-à-porter enfant est estimé à 3,5 milliards d’euros en Europe et représente 5% de la part de marché du secteur de la mode. C’est donc un secteur non négligeable pour les marques même s’il représente un marché de niche nécessitant un certain savoir-faire.

On observe également une hausse de la natalité et l’âge moyen des nouvelles mères a quant à lui reculé. Les femmes décident de faire un enfant plus tard dans leur carrière et dispose donc d’un budget plus confortable. Ces enfants plus désirés, sont choyés par leurs parents ce qui profite aux marques. L’enfant est alors considéré comme le symbole de la réussite de sa famille. Le vêtement pour enfant devient un objet de valorisation sociale mis en avant par les magazines de modes qui titrent que l’enfant est devenu « tendance » ou un « accessoire de mode ».

Julia Thomas et Joanne Walcott, étudiantes en 3ème année à l’EIML Paris

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