A la découverte de la Romanée-Conti, 1500 ans d’histoire

Romanée-Conti, vin exceptionnel de Bourgogne est réputé dans le monde entier. Bientôt inscrit au patrimoine de l’UNESCO, ce vin fait parti des plus célèbres et des plus chers vins au monde.

DRC-Romanée-Conti

L’histoire de la Romanée-Conti est vieille de 1500 années d’histoire, tout a commencé en l’an 900 lors de sa fondation. Le vignoble qui fut ecclésiastique (domaine des moines clunisiens de Saint-Vivant) depuis le XIVe siècle, fut acquis en 1760 par Louis-François de Bourbon, prince de Conti, cousin de Louis XV, et fut acheté pour une somme fabuleuse de 92 400 livres, près de 10 fois le prix des meilleurs vins des vignes de la Côte. Ce vin de Bourgogne, est depuis toujours resté dans les familles Leroy et Villaine ; aujourd’hui on dénombre une quarantaine d’héritiers. La Romanée-Conti est vin d’exception, qui est grand, et que l’on a parfois du mal à associer à des plats. Pour apprécier vraiment un Romanée-Conti, il faut avoir une certaine expérience. Il ne se livre pas tout entier immédiatement, il faut le sentir et le ressentir. Il est un peu comme un parfum subtil: du musc, des épices, un boisé délicat, un fruit qui peut être un confit, pleins de nuances.

Après 1500 années d’histoire, Romanée-Conti n’a pas perdu en réputation. Le domaine de Romanée-Conti propose huit grands crus, le cru le plus mythique est la Romanée-Conti elle-même, ce vin est issu d’une parcelle d’une superficie de 1,81 hectares, dont la surface reste inchangée depuis 1580, avec 4000 bouteilles par an. Toutes les bouteilles de Romanée-Conti sont vendues d’avance, réservées depuis fort longtemps par des clients réguliers du monde entier. Il est impossible d’obtenir le moindre flacon, quel que soit le prix. Trois bouteilles de Romanée Conti 1989 sont estimées chacune entre 6500 et 7000 euros. «C’est un grand millésime», explique Luc Dabadie. La Romanée-Conti «est un vin produit en très petite quantité, autour de 5000 bouteilles par an, et c’est la rareté qui fait le prix», souligne-t-il. «C’est devenu un symbole d’exception, d’excellence. Il est très difficile d’en obtenir, il faut être sur une liste d’attente qui est très longue», poursuit l’expert. «Les amateurs fantasment cette bouteille et les Chinois s’intéressent de plus en plus à la Bourgogne», met-il encore en avant.

Charline Thiriet, étudiante en troisième année à l’EIML PARIS