L’emblématique LC4

Dessinée en 1928, la chaise LC4 de Le Corbusier était à l’origine imaginée pour la Salon d’Automne mais, depuis son apparition, fait partie des incontournables des pièces intemporelles pour l’aménagement d’un salon de style.Capture d’écran 2016-02-12 à 10.12.02

Architecte visionnaire, peintre, sculpteur, et même théoricien français d’origine suisse, Le Corbusier a su marquer l’histoire du design par l’influence de son travail, sur le développement de l’architecture moderne dans son ensemble.

Parmi ses différentes séries de meubles d’intérieurs, se démarque par sa qualité suprême, la plus lounge des chaises-longues, la  4ème de la série nommée universellement LC4. Décrit comme une chaise anatomique, Le Corbusier, dirigeant, Charlotte Perriand la responsable de la création et le futur Designer André Pierre Jeanneret, ont voulu offrir à la société parisienne des formes et des combinaisons de matériaux extravagants répondant à une qualité de vie résolument moderne, rationaliste et remplie de confort. Détente, relaxation, authenticité, moule du corps humain, et esthétisme scientifique, sont les maitres mots de leur création. Pour cela, elle est souvent appelée par les auteurs « La machine à repos ».

Composée d’acier chromé, brillant, laqué, ou noir mat, d’un matelas de peau à poils, de peau noire, de toile écru, d’un appui tête rembourré en ouate de polyester, et considérée comme une pièce de « must-have », la LC4 est disponible dans de nombreuses finitions. Faire coulisser le matelas sur la base est le principe de la chaise dans son unité, et permet de proposer différentes inclinaisons pouvant séduire un très large public. Cet exemple de chaise est le plus éminent, et pour apprécier son design avant-gardiste, rendez-vous chez son unique porte-parole, le traditionnel fabricant de meubles italiens Cassina qui travaille sur les effets de matières de la LC4 depuis 1965. Toutes les rééditions chez Cassina sont en accord avec la Fondation Le Corbusier, lui permettant de redécouvrir l’évolution des grands classiques modernes, et de faire revivre la fameuse citation du Corbusier « Une maison est une machine à habiter ».

Marie Girardin, étudiante en 3ème année à l’EIML Paris.