Vaccarello, pari réussi pour la maison Saint Laurent

C’était l’un des événements les plus attendus dans l’univers de la mode en 2016. Le premier défilé du nouveau directeur artistique de la maison Saint Laurent, Anthony Vaccarello. Le catwalk a eu lieu le 27 septembre 2016 à l’occasion de la Fashion Week de Paris. Anthony Vaccarello a-t-il été à la hauteur de ses prédécesseurs ?

C’est une première collection aux notes sensuelles que nous présente Anthony Vaccarello, nouveau directeur artistique de la maison de luxe parisienne, Saint Laurent. Une collection de taille, et attendue avec impatience par le public. Rappelons-le, le bilan de son prédécesseur Hedi Slimane qui avait rajeunit la marque par ses collections androgyne et rock a de quoi donner le vertige :  entre 2012 et 2015, le chiffre d’affaires de la marque a bondi de 473 à 974 millions d’euros. Le nouveau directeur artistique présente donc une première collection applaudie et acclamée par le public sous les arcades d’anciens bâtiments du ministère de la Défense (destinés à devenir le nouveau siège de la griffe) et qui renoue avec le corps des femmes, chères à Monsieur Saint Laurent.  Inspiré des années 80 avec une touche rock et féminine, Anthony Vaccarello a puisé dans le vocabulaire du maître Yves, mais également de son successeur, Hedi Slimane.

Une collection sexy, où la couleur noire fétiche d’Yves Saint Laurent est omniprésente, des transparences, du cuir et des épaules marquées. Pour ce premier défilé, Monsieur Vaccarello a décidé de revenir aux racines de la marque. Le créateur belge a tout de même apporté sa touche pleine de « Sex Appeal » qui le caractérise, avec des silhouettes tout en jambes, des décolletés plongeants, des transparences de tulles et de dentelle qui laissent apercevoir la poitrine. Il réinterprète même le fameux smoking d’Yves Saint Laurent datant des années 1966, à sa façon, avec des coupes aiguisées.

La femme Vaccarello apparaît telle que la femme Saint Laurent : libre. Elle s’affirme, s’assume et ose se faire remarquer, montrer sa peau et porter des talons aiguilles tout en restant élégante et pleine de vie. Pierre Bergé, ancien compagnon d’Yves et fondateur de la maison Yves Saint Laurent, a salué une « excellente collection ». « J’ai beaucoup aimé les références à Saint Laurent », a-t-il avoué, « Il ne s’agit pas de copier Saint Laurent. Les codes sont là, le vocabulaire est là, la syntaxe est là, après on peut faire comme on veut », a-t-il déclaré.  Pari gagné donc pour le nouveau directeur artistique, Anthony Vaccarello, qui a su trouver des points communs avec le fondateur pour proposer une version moderne de la femme Saint Laurent, parfumée à l’Opium et à la fumée de cigarette.

« D’une certaine façon, M. Saint Laurent était très punk », Anthony Vaccarello

Bizet Julie
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Jamin Julie
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